L’EI revendique l’attentat de Nice – Libération

16 Luglio 2016 Off Di macwalt

liberation.fr – L’EI revendique l’attentat de Nice

Direct

Un camion a foncé sur des spectateurs du feu d’artifice sur la promenade des Anglais, faisant 84 morts et une cinquantaine de blessés en urgence absolue. Le conducteur a été identifié comme un Tunisien de 31 ans.

• Jeudi, peu après 22h30, un camion a foncé dans la foule réunie pour le feu d’artifice du 14 Juillet sur la promenade des Anglais, à Nice.

• Le bilan fait état de 84 morts, dont 10 enfants et adolescents et 202 blessés dont 52 en «urgence absolue».

• La préfecture des Alpes-Maritimes a évoqué un attentat et le parquet anti-terroriste s’est saisi de l’enquête.

• Le chauffeur du camion, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, un Tunisien de 31 ans totalement inconnu des services de renseignement français, a été abattu par la police. Cinq personnes de son entourage sont en garde à vue.

• Le président de la République a annoncé la prolongation de l’état d’urgence de trois mois et a déclaré un deuil national de trois jours samedi, dimanche et lundi.

A lire aussi Attaque de Nice : ce que l’on sait

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(Photo AFP)

L’EI revendique l’attaque de Nice

Revendications.

Selon une agence liée au groupe jihadiste, Amaaq, l’EI revendique la tuerie de Nice. Selon le journaliste de RFI David Thomson, spécialiste des jihadistes français, l’EI présente le terroriste de Nice comme «un soldat».

Nice : quatre personnes en garde à vue

Enquête.

Quatre nouvelles personnes ont été placées en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur l’attaque de Nice, selon une source judiciaire citée par l’AFP. Son ex-épouse était en outre toujours en garde à vue samedi matin. Parmi les quatre hommes placés à leur tour en garde à vue, dont l’identité n’a pas été précisée, un a été interpellé vendredi et les trois autres samedi matin.

Silence.

Une minute de silence aura lieu lundi à midi dans tout le pays, en hommage aux victimes de Nice.

Minute de silence.

Une minute de silence en souvenir des victimes de l’attaque de Nice a été observée après le concert de Michel Polnareff, par les dizaines de milliers de festivaliers réunis devant la plus grande de ce festival qui se tient au coeur de la Bretagne.

La télé se prend les pieds dans la terreur

Retour sur…

L’urgence de la situation a poussé des chaînes à la faute, France 2 diffusant notamment des séquences choquantes. La rédaction a fait son mea culpa. On revient sur les événements.

La télé se prend les pieds dans la terreur

Impuissances

Edito.

Nous ressentons tous de la colère. Toujours plus de colère. Nous n’avons guère été épargnés ces derniers mois. Charlie, l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes, en janvier 2015. Puis Saint-Denis et les rues de Paris en novembre. Il y a eu aussi Bagdad, Istanbul, Bruxelles, Orlando, Tel-Aviv, Dacca, Tunis… Et maintenant Nice. La liste est longue, malheureusement. Alors oui, il y a de quoi ressasser. Mais la colère, compréhensible en pareilles circonstances, est mauvaise conseillère. Surtout pour les politiques. Lire la suite de l’édito de Johan Hufnagel

Ambiance.

A Nice, la soirée s’annonce calme, selon cette journaliste.

Compassion.

20 heures.

Valls : «Je suis touché, meurtri. (…) Nous avons changé de monde et il faut l’expliquer (…) Toutes les polémiques qui divisent sont stériles. (…) Il faut vivre avec mai sen même temps il faut vivre avec nos valeurs, avec l’Etat de droit (…) Je comprends que des familles aujourd’hui, que mes compatriotes, puissent avoir peur (…) Je crois que la première victime de ce camion fou, c’est une femme, marocaine, musulmane, qui est le symbole que ces terroristes s’attaquent à tous (…) Dans ces moments là il faut être fier d’être français. La meilleure des réponses c’est l’unité».

Cohérence.

20 heures.

Valls : «La guerre est loin d’être terminée (…) Cette idéologie de l’islamisme radical, notamment dans notre pays, est un grand défi pour la France (…) C’est la question de la radicalisation de notre société (…) Ca nécessite quoi ? Pas seulement l’union, mais un combat pour cette déradicalisation, pour l’éducation. (…) Pendant des années nous avons vécu avec une forme d’insouciance. (…) Face à ça, le peuple français doit faire preuve de résilience. (…) Résilience et résistance sont deux moyens que j’estime fondamentaux pour [combattre le terrorisme].»

20 heures.

Tandis que Manuel Valls s’exprime sur France 2, Bernard Cazeneuve est sur TF1 : «Quel que soit le gouvernement, tout ce que nous faisons ne garantit pas le risque zéro», déclare-t-il.

20 heures.

Valls : «Nous devons faire bloc autour de nos valeurs. Autour de nos valeurs, qui sont celles du pays. Et par la mobilisation des forces de sécurité (…) Il faut être lucide.»

20 heures.

Valls : «J’en ai assez qu’on remette en cause les forces de sécurité, les policiers, les services de renseignement. Non [il n’y a pas eu de raté hier soir]. […] Quinze projets d’attentat ont été [empêchés] cette année».

20 heures.

Valls : «Que cherchent les terroristes ? A nous diviser […] La France est un grand pays qui compte dans le monde […] Le monde entier aujourd’hui soutient une nouvelle fois la France. […] Dans ce moment-là, nous devons faire bloc et l’unité nationale s’impose plus que jamais».

Rassemblements.

La préfecture de police de Paris appelle la population, au lendemain de l’attentat de Nice, à «faire preuve de discernement» dans l’organisation éventuelle de rassemblements, afin de ne pas «détourner les forces de l’ordre de leur mission».

20 heures.

Manuel Valls semble peu optimiste quant à l’éventualité de futures attaques en France.

20 heures.

Manuel Valls : «On nous a déclaré la guerre, cette guerre nous la menons, dit-il. Je comprends l’anxiété des parents, des victimes. On a attaqué la France, le jour de la fête nationale. Pourquoi on s’attaque à la France ? Parce que c’est le pays de la liberté, de l’égalité de la fraternité. C’est un pays qui compte».

Valls.

Le Premier ministre Manuel Valls est l’invité du journal de 20 heures de France 2. «C’est un terroriste, sans doute lié à l’islamisme radical d’une manière ou d’une autre», dit-il en évoquant le conducteur du camion, tout en appelant à attendre les conclusions de l’enquête.

Nice : WikiLeaks et les limites de l’information

Polémique.

En partageant une vidéo particulièrement choquante tournée juste après l’attaque sur son compte Twitter officiel, l’organisation de Julian Assange s’est attiré de très vives critiques.

Nice : WikiLeaks et les limites de l'information

Condoléances.

La reine d’Angleterre adresse ses condoléances : «Le prince Philip et moi aimerions offrir nos plus sincères condoléances aux familles de ceux qui sont morts, et au peuple français».

Festivals et événements du week-end : le point sur les annulations

Le jour d’après.

Après l’attaque survenue jeudi soir à Nice, plusieurs festivals et événements sont annulés. Libération fait le point.

Festivals et ĂŠvĂŠnements du week-end : le point sur les annulations

Attaque de Nice : intox en série à droite

Désintox.

Immédiatement après l’annonce de l’attaque et de son lourd bilan, les réactions politiques se sont succédé, et avec elles leur lot d’approximations et d’incohérences. Désintox.

Merkel, Obama et May adressent leur «soutien» à la France

Coup de fil.

François Hollande s’est entretenu cet après-midi successivement avec la chancelière allemande Angela Merkel, la nouvelle Première ministre britannique Theresa May et le président américain Barack Obama, a indiqué l’Elysée. Ces trois responsables politiques ont exprimé leur «soutien» à la France après l’attentat de Nice jeudi soir, qui a fait au moins 84 morts selon un dernier bilan.

Ciné.

Le thriller Bastille Day avec Idriss Elba, sur une jeune Française préparant un attentat à la veille du 14 Juillet, a été maintenu en salles mais les cinémas pourront décider de le retirer de l’affiche, a annoncé son distributeur Studiocanal.

Réactions.

«Mes pensées accompagnent les victimes et les familles de Nice. Nous nous tenons unis avec tout le monde en France dans la liberté, l’égalité, la fraternité», a tweeté le comédien Leonardo di Caprio.

Avec la répétition des attentats, la ritualisation des réseaux sociaux

Analyse.

Quelques minutes après l’attaque de Nice, sur Twitter, alors que les secours arrivent à peine sur place, des premiers messages affluent, faisant état d’un camion qui aurait foncé sur la foule. Les utilisateurs diffusent des messages de panique, des photos, des vidéos, invitant les Niçois à rentrer chez eux. Certains évoquent même une explosion.

Un réflexe, qui témoigne de la force avec laquelle les attentats se sont ancrés dans notre quotidien : lorsqu’un événement tragique survient, les témoins postent sur les réseaux sociaux, les observateurs relaient et commentent. Lire la suite

Avec la répétition des attentats, la ritualisation des réseaux sociaux

Aléxis Tsípras : «Une attaque atroce»

Réaction.

Sur Twitter, le Premier ministre grec a rendu hommage, en français, aux victimes de l’attentat de Nice : «J’ai adressé mes sincères condoléances au Président Hollande pour cette attaque atroce à Nice qui avait comme conséquence la mort de dizaines de citoyens innocents. En ce moment difficile, le peuple grec affirme son soutien envers le peuple français».

A la maison d’accueil des victimes, «ma femme laisse sept enfants»

Horreur.

Ahmed Charrihi est venu à la maison d’accueil des victimes de Nice pour déclarer la mort de sa femme. «Elle est la première victime de l’attentat. Cinq minutes après la fin du feu d’artifice, elle était sur le trottoir en face de Lenval [un hôpital pour enfant qui borde la promenade des Anglais à trois kilomètres du centre-ville, ndlr]. Le camion est arrivé à 90-100 km/h. Il a renversé et tué ma femme, Fatima. Après, le chauffeur ne s’est pas arrêté, il a continué sur le trottoir emportant même les bancs, sans ralentir», raconte-t-il.

«Ma femme laisse sept enfants dont une fille de quatorze ans. On était six de ma famille sur la prom’ . Je suis vivant car j’étais sur la route, mon neveu a le bras cassé. On a écarté nos enfants du camion. J’ai vu des cadavres, beaucoup de cadavres. Puis on a couru.» (photo AFP)

Lire notre reportage à la maison d’accueil des victimes ici.

A Nice, l'angoisse des proches à la recherche des disparus

Rio.

Le président par intérim du Brésil, Michel Temer, va se réunir en urgence avec des ministres ce vendredi afin de renforcer la sécurité des JO de Rio après l’attentat de Nice, annonce la présidence brésilienne.

Faille.

Selon le ministère de l’Intérieur, une «faille technique» a eu lieu sur le serveur des prestataires de l’application d’alerte aux attentats, expliquant pourquoi celle-ci n’a envoyé son alerte que très tard.

«Il y a même des gens qui sont allés dans la mer»

Témoignage.

Recueilli par notre journaliste Amélie Quentel, le témoignage de Loïc Meccati, 26 ans, ingénieur informaticien à Paris, en vacances en famille à Nice :

«On était en famille, chez ma grand-mère, au 25 bis de la Promenade des Anglais, juste à côté du Palais de la Méditerranée et avec le Negresco un peu plus loin à droite. […] On a vu un mouvement de panique complète. Les gens couraient de partout pour essayer de sortir de la Promenade et d’aller dans le centre de Nice. Il y a même des gens qui sont allés dans la mer. On a même eu la porte de notre immeuble qui a été cassée car des gens ont essayé de rentrer se réfugier. Du coup, on est vite tous rentrés dans l’appart. On a attendu, éteint la lumière. On est ressortis 10-15 minutes plus tard. Il n’y avait pas un seul bruit. Un silence de mort. On a regardé à gauche, il y avait des corps étendus sur la route, sept corps sous des draps blancs. On a regardé à droite, pareil, sept ou huit corps aussi.»

Le «P’tit Libé» explique l’attaque de Nice aux enfants

Du côté des mômes.

Le 14 juillet, un homme a foncé sur des gens avec un gros camion et a tué plusieurs dizaines de personnes à Nice, dans le sud de la France.

Le P’tit Libé donne les clés aux enfants pour comprendre ce qui est arrivé.

Elysée.

Un Conseil restreint de sécurité et de défense se tiendra à l’Elysée samedi à 9 heures, annoncent les services de la présidence.

Nice : Jacques Chirac exprime son «émotion» et sa «solidarité»

Réaction.

L’ancien président de la République Jacques Chirac et son épouse Bernadette ont exprimé «leur émotion et leur solidarité face à l’horreur indicible» qui a frappé Nice. «Ils présentent aux familles des victimes et à leurs proches leurs plus sincères condoléances. Ils adressent aux blessés, si nombreux, leurs vœux de prompt rétablissement. De tout leur cœur, ils s’associent au deuil de la Nation», écrivent-ils dans un communiqué. «Dans cette guerre contre la barbarie où la liberté, le droit, les valeurs humanistes et démocratiques sont en jeu, la France doit, plus que jamais, se tenir debout et rassemblée».

​La promenade des Anglais rouvrira ce soir vers 20 heures

Le jour d’après.

La promenade des Anglais, fermée depuis l’attaque de Nice, devrait rouvrir ce soir, selon Nice Matin, qui cite la municipalité. Le front de mer avait été fermé et coupé à la circulation jeudi soir, et l’accès aux plages interdites. «Trafic et activités commerciales et balnéaires devraient normalement reprendre aux alentours de 20 heures», précise le quotidien.

Le garde des Sceaux donne plus de précisions sur le profil de Mohamed Lahouaiej Bouhlel

Casier judicaire.

Dans un communiqué, le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas donne davantage de précisions sur le casier judiciaire du conducteur du camion : «L’auteur des faits (…) a été visé par plusieurs procédures. Il n’a cependant été condamné qu’une seule fois le 24 mars 2016 par le tribunal correctionnel de Nice à 6 mois d’emprisonnement avec sursis pour des faits de violence lors d’une altercation à la suite d’un accident de la circulation, commis avec une arme par destination, en l’occurrence une palette. Le 27 janvier 2016 il avait été déféré et le juge des libertés et de la détention avait fait droit aux réquisitions du ministère public et prononcé un contrôle judiciaire prévoyant les obligations et interdictions suivantes : s’abstenir d’entrer en contact avec la victime, se présenter une fois par semaine au commissariat de Nice et fournir avant le 23 mars 2016 un cautionnement de 1000 euros.

Ce contrôle judiciaire a été respecté par le mis en cause et a pris fin le jour du jugement. Il n’a pas été frappé d’appel et est donc définitif. L’auteur des faits n’a jamais été incarcéré et ne faisait plus l’objet d’aucun suivi de la part de l’autorité judiciaire au moment de l’attentat.»

Bruxelles.

La lutte antiterroriste a été ajoutée à l’agenda de la réunion des ministres de Affaires étrangères lundi prochain à Bruxelles, annonce l’AFP.

Hommage.

L’Assemblée nationale sera éclairée ce soir aux couleurs du drapeau, selon un journaliste d’I-Télé.

L’attaque de Nice est la deuxième plus mortelle ces dernières années en France

Bilan macabre.

L’attaque d’hier est la deuxième plus mortelle de ces dernières années en France. C’est également la première plus mortelle attaque menée par un seul homme en Occident devant celle d’Anders Breivik, qui avait tué 77 personnes à Utøya (Norvège).

En 2012, Mohammed Merah s’en est pris à des militaires et à une école juive, tuant sept personnes. Trois ans plus tard, en janvier 2015, la rédaction de Charlie Hebdo est attaquée par les frères Kouachi. Deux jours après, Amedy Coulibaly tue une policière et plusieurs otages à l’HyperCacher de la porte de Vincennes.

Le soir du 13 Novembre, les attaques coordonnées de trois commandos sèment la terreur à Saint-Denis et à Paris, faisant 130 morts, dont 80 au Bataclan, dans le XIe arrondissement.

Enquête.

D’après France Info, l’ex-épouse de Mohamed Lahouaiej Bouhlel s’est présentée d’elle-même au commissariat, où elle a été placée en garde à vue.

Enquête.

L’enquête s’attachera à «déterminer si [le suspect] a bénéficié de complicité, et ses éventuels liens avec les organisations terroristes islamistes, car je rappelle que ce type d’action s’inscrit très exactement dans les appels aux meurtres permanents de ces organisations», dit François Molins, qui achève ainsi son intervention.

Enquête.

Le procureur de la République indique les éléments découverts dans le camion frigorifique utilisé par le terroriste. Seul un vélo et huit palettes vides ont été retrouvés dans la remorque. Dans la cabine ont été découverts un pistolet automatique, un chargeur, des cartouches, un deuxième pistolet automatique factice, deux répliques de fusils d’assaut, une grenade percée et un téléphone portable. «Une carte conducteur et une carte bancaire au nom de Mohamed Lahouaiej Bouhlel ont permis de l’identifier.» a-t-il encore dit.

Enquête.

François Molins : «Des perquisitions ont été réalisées à deux adresses connues [du suspect] où divers matériels de téléphonie et informatiques ont été saisis.»

Le conducteur du camion était «totalement inconnu des services de renseignement»

Enquête.

François Molins donne plus de précisions sur le conducteur du camion frigorifique de 19 tonnes :

«Le suspect est né le 23 janvier 1985 en Tunisie et domicilié à Nice. Il était chauffeur livreur, de nationalité tunisienne, marié et père de famille. Il était connu des services pour des faits de menaces, violences, vols et dégradation commis entre 2010 et 2016, il avait condamné en mars 2016 à six mois d’emprisonnement avec sursis pour des faits de violences avec arme commis en janvier 2016. Il était en revanche totalement inconnu des services de renseignement et n’avait jamais fait l’objet de la moindre fiche pour radicalisation.»

Enquête.

Enquête.

François Molins revient sur les événements de jeudi : «Un homme circulant seul dans un camion frigorifique qui aurait dû être restitué le 13 juillet. Ce poids lourd a roulé sur une distance de deux kilomètres environ, entre les numéro 11 et 147 de la Promenade.»

«Le terroriste a tiré à plusieurs reprises sur trois policiers à hauteur de l’hôtel Négresco», puis le camion a réussi à rouler encore 300 mètres. Les policiers sont alors parvenus à le neutraliser.

Enquête.

L’enquête est ouverte pour «assassinat et tentative d’assassinat en bande organisée en relations avec une entreprise terroriste, et d’association de malfaiteurs terroristes en vue de préparer une attaque».

Enquête.

«Le terroriste qui conduisait le camion a été abattu», dit François Molins, sans ambiguïté donc sur le fait que l’attaque était terroriste aux yeux des autorités.

Enquête.

François Molins évoque une attaque «terroriste». Le bilan est de 84 morts, dont 10 enfants et adolescents. 52 personnes sont en état d’urgence absolue, dont 25 en réanimation.

Enquête.

Le procureur de la République de Paris, François Molins, prend la parole depuis Nice pour une déclaration.

Casier judiciaire.

Le conducteur du camion avait été condamné en mars à 6 mois de prison avec sursis après une altercation, rapporte l’AFP. Il s’agissait de faits de «violence volontaire avec une arme» ayant eu lieu en janvier, a ensuite précisé le procureur de Paris François Molins.

Accueil des victimes.

A Nice, «j’ai cru entendre un coup de feu, mais on s’est dit que ça devait être un pétard»

Témoignages.

Recueilli par notre journaliste Stéphanie Harounyan, le témoignage d’Yvan et Anthony, 26 et 27 ans :

Les deux grands gaillards niçois, casquette et lunettes vissés sur la tête, sont de retour cet après-midi sur la promenade. La veille, ils étaient arrivés vers 22:05 sur la plage, au niveau de la scène musicale installée pour l’occasion près de la plage. Un DJ assure l’ambiance pendant qu’ils regardent le feu d’artifice.

«A un moment, raconte Yvan, j’ai cru entendre un coup de feu. J’en ai parlé a Anthony, mais on s’est dit que ça devait être un pétard.» Ce n’est que quand ils voient une«vague» de gens arriver en courant vers eux, vers 22:45, que les deux garçons comprennent que quelque chose se passe. Lire la suite

Nice : évitons la surenchère et l’hystérie démagogique

Edito.

«L’union sacrée que la France doit aux victimes de Nice n’aura pas tenu plus de quelques minutes. Nous laisserons aux lecteurs le soin de juger de la dignité de certains propos tenus par les politiques et les petits calculs qui les décident, quelques heures à peine après la mort de 84 personnes. Nous ressentons tous de la colère. Toujours plus de colère». Lire la suite de l’édito de Johan Hufnagel

Réaction.

Le maire de Londres Sadiq Khan réagit aux événements de Nice : «Cela a été un horrible et indescriptible acte de terreur. (…) Londres aujourd’hui se tient uni avec Nice et toute la France dans notre deuil. Nous sommes aussi unis dans notre détermination à défaire les individus malades et diaboliques qui ont essayé de nous défier avec cet acte lâche de terreur». (cliquez sur l’image pour lancer la vidéo) Le Parlement de Westminster sera d’ailleurs illuminé ce soir aux couleurs du drapeau français à partir de 21 heures (heure locale).

La Tunisie condamne «avec force» l’attaque de Nice

Tunisie.

La Tunisie a condamné avec force l’attaque commise à Nice    par un homme identifié comme Mohamed Lahouaiej Bouhlel, un ressortissant Tunisien de 31 ans originaire de Msaken, près de Sousse, en Tunisie. Le président tunisien Béji Caïd Essebsi a en outre appelé à une «réponse forte» face au terrorisme, alors que l’on ne connaît pas encore les motivations de Mohamed Lahouaiej Bouhlel, par ailleurs mort au volant de son camion.

Dans un communiqué, les autorités à Tunis ont annoncé qu’au moins un ressortissant tunisien, Bilal Labaoui, âgé d’une trentaine d’années et lui originaire de Kasserine (centre), avait été tué dans l’attaque. «La Tunisie condamne fortement l’attaque terroriste lâche à Nice» et «exprime ses vives condoléances à la France et à son peuple», peut-on lire dans une communiqué du ministère des Affaires étrangères, qui réitère le «soutien total [de la Tunisie] à la France dans sa lutte contre le fléau du terrorisme».

Enquête.

L’ex-femme de l’homme qui a foncé hier soir dans la foule à Nice, tuant au moins 84 personnes, a été placée en garde à vue par les enquêteurs, rapporte l’AFP, confirmant une information d’iTélé.

Les enquêteurs cherchent à établir les motivations de cet homme de 31 ans en auditionnant ses proches mais également à voir s’il a pu bénéficier ou non de l’aide d’un complice.

Porte-à-porte.

Le Secours populaire des Alpes-Maritimes alerte, via sa page Facebook, les habitants du coin : des personnes mal intentionnées profiteraient des événements pour récolter des fonds, prétendument pour les victimes.

Non, la France n’est pas la «première cible» des terroristes

Désintox.

Interrogé sur France Info ce matin pour réagir à l’attaque de Nice (qui n’a toujours pas été revendiquée), le député Les Républicains des Alpes-Maritimes Eric Ciotti a notamment déclaré que la France est la «première cible au monde» des terroristes islamistes. C’est faux : dans la nuit du 2 au 3 juillet dernier, un kamikaze irakien de l’organisation Etat islamique a commis un attentat à la voiture piégée à Bagdad, en Irak, faisant plus de 200 morts.

Cinq jours plus tard, un autre attentat de l’EI en Irak faisait 30 morts. La Turquie a été également particulièrement ciblée ces derniers mois, avec une quinzaine d’attentats depuis l’été dernier, dont un à l’aéroport d’Istanbul qui a fait 45 morts (mais qui n’a pas été revendiqué par l’EI) et plusieurs à Ankara.

Cependant, souligne CNN, l’attaque de Nice est l’attentat perpétré par un homme seul ayant causé le plus grand nombre de victimes dans un pays occidental (l’attentat de l’île d’Utoya en Norvège avait fait 77 morts, et celui de la boîte gay d’Orlando 49).

Cagnotte.

Le journal Nice-Matin a lancé une cagnotte pour les victimes «parce que c’est aussi le rôle d’un média de s’engager pour la population de son territoire, de créer l’impulsion et d’être utile. L’argent servira à financer des aides pour les familles touchées (soutien psychologique, accompagnement juridique, difficultés financières…). Pour cela Nice-Matin s’engage à reverser l’argent aux associations d’aide aux victimes.»

Les perquisitions administratives réintégrées à la prolongation de l’état d’urgence

Etat d’urgence.

La possibilité de mener des perquisitions administratives dans le cadre de l’état d’urgence, qui avait été suspendue en mai, va être réintégrée dans la nouvelle proposition de prolongation de trois mois soumise par l’exécutif au Parlement au lendemain de l’attaque de Nice.

Cette mesure, décidée par François Hollande et Manuel Valls figurera dans le projet de loi de prolongation présenté mardi en Conseil des ministres. Il doit être examiné au Parlement mercredi et jeudi, selon une source gouvernementale citée par l’AFP.

Entre novembre 2015 et avril 2016, quelque 3 500 perquisitions ont été menées dans le cadre de l’état d’urgence, débouchant sur plus de 400 interpellations, mais quasiment aucune procédure liée à du terrorisme. Les perquisitions, elles, avaient été menées tous azimuts.

La marche des fiertés de Marseille annulée

Réactions.

Pride Marseille, qui organise la marche des fiertés qui devait avoir lieu ce week-end, indique sur sa page Facebook que «faisant suite à la demande de la préfecture, nous sommes dans l’obligation d’annuler notre événement».

Le suspect identifié comme Mohamed Lahouaiej Bouhlel

Enquête.

Les dernières informations officielles sur le suspect de l’attaque, tué au volant du camion qui a foncé dans la foule à Nice :

– Il s’appelait Mohamed Lahouaiej Bouhlel, était âgé de 31 ans, et contrairement à ce qu’avait annoncé l’AFP, il n’a pas la double nationalité franco-tunisienne, étant seulement tunisien.

– Il avait déjà eu affaire à la justice pour des faits de droit commun : une bagarre après un délit routier. Il n’était pas fiché S, comme le sont en général les personnes soupçonnées de se radicaliser.

Cinquante personnes en urgence absolue

Bilan.

Au début de son allocution en cours, François Hollande a confirmé le bilan de 84 morts, mais indique que 50 personnes sont en état d’urgence absolue, contre une vingtaine dans les précédents bilans.

Hollande :

«Nous sommes devant un combat qui va être long, parce que nous avons un ennemi qui va continuer à frapper tous les peuples, tous les pays qui ont les libertés comme valeurs essentielles.»

Hollande.

Le président salue le travail des «forces de sécurité» : «J’ai à l’esprit ces jeunes policiers qui ont agi pour que le tueur puisse être tué et ainsi en finir avec le carnage.» Il évoque «toutes les sollicitations de ces derniers mois» auxquelles ont répondu police, gendarmerie, sapeurs pompiers, personnels hospitaliers…

Hollande :

«Nous devons, la France tout entière, partager cette émotion, cette solidarité avec les victimes, avec leurs proches, avec leur famille.»

Réactions.

Hollande : «Parmi les victimes il y a beaucoup d’étrangers, et il y a beaucoup d’enfants, de jeunes, qui étaient venus pour assister à un feu d’artifice en famille.»

Réactions.

A Nice, François Hollande avertit que la France n’en a «pas terminé» avec le terrorisme, en s’exprimant devant une centaine de membres des forces de sécurité intervenus lors de l’attaque d’hier soir à Nice.

Zapping.

En vidéo, un tour d’horizon des réactions politiques à l’attaque de Nice.

Au moins huit nationalités touchées, en plus de la France

Bilan.

Parmi les victimes figurent des personnes de différentes nationalités. Pour l’heure, outre les Français, on dénombre parmi les morts, selon un bilan de l’AFP :

– trois Algériens dont deux enfants ont été tués, a annoncé le ministère algérien des Affaires étrangères

– trois Allemands (un enseignant et deux lycéennes), selon des informations de presse.

– deux Américains, selon le porte-parole du Département d’Etat, John Kirby.

– une Suissesse, selon le ministère suisse des Affaires étrangères.

– une Russe a également perdu la vie dans l’attentat, a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères sur Facebook.

– une Arménienne a été tuée lors de l’attaque, selon un communiqué du ministère arménien des Affaires étrangères.

– un Ukrainien a été tué et un autre blessé, selon le ministre des Affaires étrangères Pavlo Klimkin.

– au moins un Tunisien a été tué, selon les autorités à Tunis.

SAIP.

Des précisions sur le raté de SAIP, l’application gouvernementale censée prévenir d’une attaque dans les environs de l’utilisateur. Une source gouvernementale explique à Libération que les ordres ont été transmis correctement, dès 23 heures, aux développeurs de l’application SAIP, la société parisienne Deveryware, mais qu’ils n’ont pas eu d’effet. Bref, la chaîne de validation semble trop longue et complexe.

Chiffre.

Quelque 30 000 personnes assistaient hier soir au feu d’artifice sur la promenade des Anglais, au moment où a débuté l’attaque, a indiqué la mairie de Nice.

Retour sur.

«En ce soir de fête, je me détendais et prenais du plaisir à photographier les feux d’artifice annuels de Nice.» Photographe à l’AFP, Valéry Hache raconte sur le blog «Making Of» de l’agence de presse sa soirée d’hier : «Je prends des photos sans vraiment croire ce que je vois dans mon viseur».

Son texte est à lire ici (il ne s’y trouve aucune photo de blessé ou de mort).

Raté.

Pour les autorités, c’est un raté : lancée par le gouvernement en juin, l’application SAIP, censée prévenir ses utilisateurs qu’une attaque est en cours dans leurs environs, n’a envoyé une alerte qu’à 1h35, soit trois heures après les événements de Nice. Ce qu’ont relevé de nombreuses personnes. Les développeurs de l’application sont convoqués au ministère de l’Intérieur.

Notre article à lire ici.

SAIP, l'appli d'alerte aux attentats qui ne se presse pas

«Il n’y avait que quelques barrières de chantier pour protéger la foule pendant le feu d’artifice»

Témoignage.

Alex, 21 ans, étudiant :

«Je me trouvais avec un ami à 500 mètres de l’hôtel Negresco, sur la promenade des Anglais. Il était environ 22h40-45, le feu d’artifice était terminé depuis une dizaine de minutes. On a d’abord vu un premier mouvement de foule, mais on s’est pas inquiétés, on a cru à des pétards ou à quelque chose du genre. Mais le mouvement de foule a commencé à s’amplifier, il y avait de plus en plus une grosse masse de personnes qui courraient. Et là, on a vu le gros camion blanc se diriger vers nous assez rapidement. Notre seul réflexe, ça a été de se retourner et courir.» […]

«La scène était assez violente, c’était la panique totale, les gens se dispersaient de partout. C’était assez chaotique. […] Il y avait un dispositif policier pour le feu d’artifice mais autour, ce n’était pas très développé. Il n’y avait que quelques barrières de chantier pour protéger la foule, donc le camion a pu passer sans souci. Moi, j’ai de la chance de n’avoir rien, hormis une très grosse frayeur. J’ai déjà eu un accident de voiture, je me disais “que pourrait-il m’arriver de pire?”, eh bien, au final, c’est arrivé, et ça peut arriver à tout le monde n’importe où et n’importe quand.»

Revendications.

Wassim Nasr, journaliste spécialiste de l’Etat islamique, indique que l’organisation terroriste n’a pas revendiqué l’attaque de Nice dans son journal radio en arabe.

Nice.

L’aéroport de Nice vient d’être évacué, visiblement en raison d’un colis suspect dans la zone de récupération des bagages, tweete un journaliste canadien.

Nice.

Comment l’auteur de l’attaque s’est-il procuré un camion de 19 tonnes ? C’est simple, explique-t-on dans une société de location : il suffit de réserver le véhicule au préalable, de se présenter avec un permis poids lourd valide depuis plus d’un an et d’une carte de chauffeur (pour ne pas dépasser le temps de pause), de décliner son identité, son numéro de téléphone et son adresse.

Notre article.

Sur CNN, un ancien de la CIA pointe l’augmentation du racisme en France

Réactions.

Le site d’information de la chaîne CNN dépeint, au lendemain du massacre de Nice, une France en décomposition, rongée par un racisme latent. Les propos rapportés sont ceux de Robert Baer, ancien agent de la CIA au Moyen-Orient, désormais consultant sécurité et renseignement pour la chaîne. Celui que CNN décrit comme l’un des agents «les plus accomplis de l’histoire de la CIA» s’inspire de son expérience passée en France pour proposer son explication : «Les choses empirent depuis les attentats de Paris … ils utilisent des outils de profilage et arrêtent les personnes qui ressemblent à des Arabes dans les trains et les bus pour vérifier leurs cartes d’identités». Pour cet ancien agent des opérations clandestines, qui a quitté l’agence de renseignement américaine en 1997, «les Français ont été très agressifs … la radicalisation de ceux originaires de l’Afrique du Nord atteint des records au lieu de diminuer».

Culture.

Le Musée des beaux-arts de Nice ainsi que le Mamac (Musée d’art moderne et contemporain) restent fermés ce vendredi à la suite de l’attaque de la promenade des Anglais.

Infographie.

Le site du New York Times a réalisé une infographie, à voir ici, détaillant le parcours du camion sur la promenade des Anglais hier soir. C’est à la fin de son parcours qu’il a semble-t-il causé le plus de victimes, en accélérant sous les tirs des policiers avant d’être immobilisé.

Le prestataire de l’application SAIP convoqué au ministère de l’Intérieur

Fail.

Deveryware, le prestataire qui a développé l’application d’«alerte attentat» du gouvernement, SAIP (pour «Système d’alerte et d’information des populations»), est convoqué au ministère de l’Intérieur à 15 heures, selon un journaliste de Télérama. Hier, l’application, censée prévenir les personnes qui la téléchargent qu’ils se trouvent dans une zone dangereuse où se déroule un attentat, ou leur donner les premières informations sur l’événement en cours, des consignes de sécurité et des conseils sur le comportement à adopter… a été défaillante.

Alors que l’attaque au camion a débuté peu après 22h30 sur la promenade des Anglaise, l’appli SAIP est restée muette toute la soirée et n’a envoyée sa première alerte qu’à 1h34 du matin. L’application, voulue par le gouvernement après les attentats du 13 novembre, a nécessité des mois de travail au ministère de l’Intérieur et le Service d’information du gouvernement (SIG).

Désintox.

Contrairement à ce qui a été affirmé pendant la nuit, il n’y a pas d’enfants égarés à la caserne d’Auvare de Nice, signale notre journaliste Marie Piquemal.

Récit.

Hier soir, François Hollande était à Avignon, à l’hôtel d’Europe, attablé avec sa ministre de la Culture Audrey Azoulay, Olivier Py, Eric Ruf et Denis Podalydès entre autres, quand les téléphones se sont mis à sonner. Le récit de sa soirée par Laure Bretton.

Réaction.

Rihanna, qui devait se produire à Nice ce vendredi soir, exprime sa solidarité dans une publication Instagram avec les victimes de l’attaque et leurs proches. Son concert a été annulé.

Due to the tragic events in #Nice, my concert scheduled for tomorrow July 15 at Allianz Stadium will not be going ahead as planned.  Our thoughts are with the victims and their families ?

SDJ de France 2 : «Une telle image ne peut pas arriver à l’antenne»

Médias.

Interrogé par Libération, Manu Tissier, président de la SDJ (Société de journalistes) de France 2, réagit après la diffusion par la chaîne d’images choquantes, notamment une scène où est interviewé un homme assis à côté de la dépouille d’une proche (France télévisions a présenté ses excuses) :

«Je n’étais pas en première ligne, je suis en vacances. Mais comme téléspectateur, j’ai pris l’image en pleine figure. C’est une énorme erreur, une énorme connerie. J’ai échangé dans la nuit avec le directeur de la rédaction, Alexandre Kara. Il m’a dit que c’était une erreur, qu’il y avait eu un problème à la validation. Quelqu’un a vu cette image et n’a pas considéré qu’elle était indiffusable. Ce n’était pas un direct, c’était un sujet. Normalement, la rédaction en chef valide ou non les images. Mais là, on était dans une configuration d’urgence, on n’était plus dans le “normalement”. On met à l’antenne quelqu’un qui est certes journaliste, mais en état de choc lui aussi, cela peut se comprendre. Ce qui est inexcusable, c’est que cette image arrive à l’antenne.»

«Ce qui aurait été encore plus grave, cela aurait été de le minimiser. Là, chacun a pris conscience de l’ampleur du dérapage et l’a reconnu. Il est explicable mais pas excusable. Maintenant, il faudra en tirer les conséquences, réfléchir. A partir de septembre, nous aurons une chaîne info dont le métier sera de faire du “breaking news”, cela ne devrait plus arriver”.»

Photographies de victimes, entre liberté d’information et droit à l’image

Redif.

En mai dernier, Libération publiait un entretien avec Joëlle Verbrugge, photographe et avocate spécialisée dans le droit à l’image, à l’occasion d’un procès lancé contre VSD par la famille d’une victimes de l’attaque du Bataclan, photographié agonisant. «La photographie diffusée, quand bien même elle serait jugée légitime au titre de la liberté d’information, ne doit pas être contraire à la dignité humaine. C’est ce que dit l’article 16 du code civil», rappelait alors Verbrugge, dont l’entretien reste toujours pertinent après l’étalage morbide sur les réseaux sociaux et dans certains médias après l’attaque de Nice.

Jean-Luc Mélenchon : «Vivons profondément ce partage de la souffrance.»

Réactions.

«On lève les yeux sur le magasin des mots et on se demande lesquels choisir pour les offrir en pansement, débute Jean-Luc Mélenchon dans sa réaction après l’attaque.

Vivons profondément ce partage de la souffrance. Car avec lui nous vérifions que nous sommes restés humains dans ce monde qui l’est souvent si peu. Et nous entretenons ce qui manquait au misérable lâche dans ce camion.»

Réactions.

Jacques Toubon, le Défenseur des droits, réagit en partageant «l’immense émotion des Français et des Niçois après l’ abject attentat perpétré cette nuit à Nice». Il «appelle le peuple et les pouvoirs publics à garantir la sécurité et la liberté dans le respect des principes de notre République», après les dérapages de l’état d’urgence constatés ces derniers mois.

Tribune.

Une tribune du politologue Jean-François Bayart à lire sur Libération.fr : Le tout-sécuritaire sert ceux qui nous frappent. Extrait :

«Tout indique que l’impuissance du régime d’exception permanente et de surveillance totale à conjurer les dangers qu’il prétend éliminer ne se démentira pas.»

Réactions.

François Hollande est arrivé il y a quelques minutes à Nice pour une visite qui le conduira notamment à la préfecture puis à l’hôpital Pasteur. Le chef de l’Etat doit assister à un briefing au Centre opérationnel départemental (COD) des Alpes-Maritimes, installé à la préfecture des Alpes-Maritimes. Manuel Valls est arrivé à Nice quelques minutes avant le chef de l’Etat.

«Sur le moment, on s’est dit que c’était certainement une fausse alarme»

Témoignage.

Diana, 25 ans, infirmière : «J’étais en train de finir de manger dans un restaurant sur la plage. Autour de moi, la plage était bondée. Des gens pique-niquaient, le feu d’artifice venait de se terminer. Deux personnes ont sauté le mur séparant de la promenade et d’un coup, tout le monde s’est mis à courir dans tous les sens. En quelques minutes, la plage s’est vidée. Les gens hurlaient, certains piquaient des crises. D’autres se sont même jetés à l’eau, il a fallu qu’un sauveteur intervienne pour récupérer une femme partie trop loin dans la mer. Beaucoup se sont mis à courir vers le château. A ce moment là, on ne savait pas ce qu’il se passait».

«Des personnes autour de nous disaient qu’un homme tirait sur la foule. J’étais avec un groupe d’une trentaine de personnes participant à une formation médicale aujourd’hui. Nous avons décidé de ne pas bouger, de rester là. Sur le moment, on s’est dit que c’était certainement une fausse alarme. Le 13 novembre n’est pas loin, la crainte encore forte. Puis, on a commencé à avoir des informations sur nos portables, Nice matin parlait d’un camion. Les hélicoptères sont arrivés, je me souviens de la lumière aussi des gyrophares. Mais à vrai dire, je n’ai pas réalisé sur le moment. Ce n’est que bien plus tard, une fois chez moi quand j’ai vu les images à la télévision, la peur m’a rattrapée. J’ai d’ailleurs vite éteint. Trop dur. »

Le Festival d’Avignon est maintenu

Culture.

Les organisateurs du Festival d’Avignon annoncent dans un communiqué qu’il est maintenu, pour «applaudir ensemble les forces de vie». «Nous n’allons ni suspendre ni nier notre douleur, mais la dire sans interrompre la vie et notre solidarité avec les victimes. Nous allons dire encore l’histoire commune, la commune présence et l’espoir que nous nous donnons les uns aux autres», indique le communiqué. Notre article sur les annulations de manifestations festives et culturelles est ici.

L’étrange notion de «patriotes» pour Robert Ménard

Réac.

Robert Ménard, le maire réac de Béziers proche du FN, a encore raté une occasion de se taire. Dans un tweet, il s’excite sur un communiqué du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) qui, à le croire, «condamne les patriotes». Vraiment ? Quand on lit le texte en question, on constate uniquement que le CCIF appelle (entre autres) les autorités à «accentuer la surveillance de mouvements racistes et identitaires qui multiplient les appels à la haine et incitent explicitement à des représailles à l’encontre de nos concitoyens musulmans». Rien de plus. Mais visiblement, le terme correspondait à la notion de patriote pour Ménard.

Ce que l’enquête nous apprend sur l’attaque de Nice

Zapping.

L’enquête est en cours à Nice. Au lendemain de l’attaque d’un camion sur la foule amassée sur la promenade des Anglais pour le feu d’artifice du 14 juillet, l’auteur de l’attentat a déjà été identifié. Il s’agit d’un Franco-Tunisien de 31 ans domicilié à Nice, jusque-là inconnu des services antiterroristes.

Les opérations de police se poursuivent dans la région niçoise alors que l’attaque n’a, pour l’heure, pas été revendiquée.

Au moins une cinquantaine d’enfants hospitalisés à Nice

Pédiatrie.

Une cinquantaine d’enfants ont été hospitalisés à la fondation Lanval, hôpital pédiatrique de Nice, après l’attentat du 14 juillet, et deux d’entre eux y sont décédés vendredi matin, a indiqué vendredi la responsable de la communication de l’hôpital.

Le dernier bilan de l’attentat communiqué jeudi matin par le ministère de l’Intérieur est d’au moins 84 morts, 18 personnes «en état d’urgence absolue», «une cinquantaine de blessés légers» et 120 autres personnes «impliquées», choquées ou prises en charge par les secours.

Breivik.

Selon la chaîne américaine CNN, avec au moins 84 morts, l’attaque de Nice est l’attentat perpétré par un homme seul ayant causé le plus grand nombre de victimes en Occident. Jusqu’à hier, l’attaque la plus meurtrière de ce genre était la fusillade de Anders Breivik, à l’origine de la mort de 77 personnes le 22 juillet 2011 en Norvège.

Réactions.

Le maire de Londres, Sadiq Khan, annonce que les mesures de sécurité de la ville vont être «revues», à la suite de l’attaque de Nice.

Annulations.

Après l’attaque survenue jeudi soir à Nice, plusieurs festivals et événements sont annulés. Libération fait le point. (photo AFP)

Festivals et ĂŠvĂŠnements du week-end : le point sur les annulations

Une perquisition a eu lieu au domicile du chauffeur du camion

Police.

Une perquisition a eu lieu vendredi matin au domicile du chauffeur du camion qui a renversé et tué au moins 84 personnes jeudi soir à Nice, ont déclaré à des journalistes de l’AFP des voisins.

Cette perquisition s’est déroulée vers 09h30 en présence de membres du Raid lourdement armés, a précisé une voisine du chauffeur dont les papiers ont été retrouvés dans le camion. Vers 11h00, des membres de la police technique et scientifique étaient toujours présents dans l’appartement du jeune homme de 31 ans, situé dans un petit immeuble d’un quartier populaire de l’est de la ville. D’après Nice Matin, qui fournit un nom, le suspect serait chauffeur-livreur de profession.

Le lendemain.

Un peu avant 10 heures ce matin, la vie reprenait tant bien que mal à Nice. Les cafés, dans les rues parallèles à la Promenade des Anglais et place Massena étaient ouverts, avec des clients attablés en terrasse. Les bus de la ville et le tramway fonctionnent. Une partie des commerces ont levé le rideau, comme un jour normal. A l’hôtel Westminster, donnant sur la Promenade et situé dans la zone où s’est déroulé le drame hier soir, un congrès de médecins (portant sur du matériel esthétique) a finalement été maintenu. Il a débuté ce matin comme prévu à 10 heures, témoigne l’un des participants.

Enquête.

Le procureur de Paris, François Molins, tiendra une conférence de presse à Nice à 17H00, annonce le parquet cité par l’AFP.

Images violentes à la télévision : le CSA s’est auto-saisi

Médias.

Juste après que France Télévisions a présenté ses excuses, le CSA publie un message indiquant qu’il s’est «d’ores et déjà saisi des images et comptes rendu diffusés toute la nuit». Il appelle les télévisions et les radios «à la prudence et à la retenue». Après les attentats du 13 Novembre, le CSA avait expliqué n’avoir pas relevé de manquement des chaînes de TV et de radio, contrairement à ceux de janvier 2015, où il avait adressé une quinzaine d’avertissements et mises en garde.

Groupe.

«Chercher des proches. Partager un numéro de téléphone. Accueillir des gens chez soi». Le journal Nice Matin a créé un groupe Facebook baptisé Solidarité Nice afin de «rassembler les bonnes volontés pour traverser ensemble cette tragédie».

France Télévisions présente ses excuses pour son traitement de l’attaque de Nice

Médias.

La direction de France Télévisions a présenté ce matin ses excuses pour son édition spéciale sur l’attaque de Nice, cette nuit. France 2 subit depuis un flot de critiques, sur Twitter, les internautes reprochant à la chaîne publique son traitement des informations dans les heures suivant les événements. Une séquence, notamment, où est interviewé un homme assis à côté de la dépouille d’une proche, quelques minutes à peine après l’attaque au camion sur la promenade des Anglais, semble avoir particulièrement choqué.

«Au cours de la nuit du 14 au 15 juillet, l’édition spéciale de France 2 consacrée aux événements dramatiques de Nice a diffusé un sujet montrant des témoignages et des images choquants. Ces images brutales, qui n’ont pas été vérifiées selon les usages, ont suscité de vives réactions. Une erreur de jugement a été commise en raison de ces circonstances particulières», écrit France Télévisions dans un communiqué. La chaîne ajoute : «la diffusion de ce type d’images ne correspond pas à la conception de l’information des journalistes des équipes et de l’entreprise. France Télévisions tient à présenter ses excuses.»

Facebook.

Notre confrère David Thomson, spécialiste du jihadisme, signale que la principale page Facebook francophone de l’Etat islamique a été désactivée dans la nuit. Active depuis septembre 2015, elle comptait 11 300 abonnés. Thomson précise toutefois qu’avec des moyens simples, «les jihadistes se sont adaptés aux critères de désactivation de Facebook».

Valls : «Nous faisons face à une guerre que le terrorisme nous livre»

Vigipirate.

Le Premier ministre, qui vient de prendre la parole confirme l’activation de la cellule interministérielle de crise et d’aide aux victimes, le placement du département des Alpes-Maritimes au niveau alerte attentat du plan vigipirate, le maintien à son niveau maximum de l’opération sentinelle. «Nous faisons face à une guerre que le terrorisme nous livre», a-t-il déclaré. Un projet de loi permettant la prolongation de l’état d’urgence pour une durée de trois mois supplémentaires va être présenté la semaine prochaine.

Hollande décrète trois jours de deuil national en hommage aux victimes de Nice

Deuil national.

Dans son allocution depuis l’Elysée, le Premier ministre a annoncé que le Président a décrété trois jours de deuil national le 16, 17 et 18 juillet, soit de samedi à lundi, en hommage aux victimes de l’attaque de Nice, qui a fait au moins 84 morts hier soir.

Réactions.

Le premier ministre, Manuel Valls, s’exprime à l’Elysée, à l’issue du conseil restreint de défense organisé ce matin (tweet de notre journaliste Laure Bretton).

Moscou.

Le président russe Vladimir Poutine a exprimé sa solidarité avec la France après l’attentat de Nice, le qualifiant d’«acte barbare» et appelant à continuer «la lutte contre le terrorisme».

Idioties.

Le député LR des Yvelines Henri Guaino a la solution pour empêcher que des attentats du type de celui qui a eu lieu hier soir à Nice ne se reproduise : «il suffit de mettre à l’entrée de la promenade des Anglais un militaire avec un lance-roquette et il arrêtera le camion». Déclaration faite ce matin sur RTL. Merci Henri Guaino.

Pour Fillon, «on ne peut pas faire la guerre et faire la fête en même temps»

Cohérent.

Ce matin sur Europe 1, François Fillon a déclaré : «La France a raison de s’engager dans cette guerre pour le droit et les valeurs de notre civilisation. Si on combat l’Etat Islamique, on ne le fait pas à moitié». Avant d’ajouter : «on ne peut pas faire la guerre et faire la fête en même temps». Comme l’a remarqué notre journaliste Alain Auffray, le candidat à la primaire de la droite reste cohérent, puisqu’il avait demandé l’interdiction des fan-zones durant l’Euro.

L’identité du chauffeur correspond aux papiers trouvés dans le véhicule

Chauffeur.

Le chauffeur identifié par les forces de l’ordre est bien le propriétaire des papiers d’identité au nom d’un Franco-Tunisien de 31 ans domicilié à Nice, retrouvés dans le camion par les enquêteurs. «Plusieurs opérations sont actuellement en cours vendredi matin, notamment à Nice», ont annoncé à l’AFP des sources policières.

Les besoins en sang sont couverts, indique l’Etablissement français du sang

Don du sang.

L’Etablissement français du sang indique sur son compte Twitter que les besoins en produits sanguins sont couverts, ce qui rend inutile, en tout cas dans l’immédiat, une démarche pour donner son sang afin d’aider les victimes de Nice.

Suspect.

Le chauffeur du camion a été formellement identifié, d’après des sources policières de l’AFP.

Tour de France.

Aujourd’hui, la 13e étape du Tour de France sera dédiée aux victimes de l’attaque de Nice, avec une sécurité renforcée annonce la préfecture de l’Ardèche. La caravane du Tour, qui vient de partir, sera silencieuse.

Victimes.

Selon Nice Matin, 54 enfants ont été admis à l’hôpital Lenval, situé près de la promenade des Anglais.

François Hollande : «J’ai décidé que l’état d’urgence serait prolongé de trois mois»

Vu à la télé.

«Cette attaque dont le caractère terroriste ne peut être nié est, encore un fois, d’une violence absolue.»

Au lendemain de l’attaque de Nice, François Hollande s’est dit déterminé à «tout faire pour que nous puissions lutter contre le fléau du terrorisme». Le président de la République a annoncé avoir «décidé que l’état d’urgence, qui devait prendre fin le 26 juillet, serait prolongé de trois mois» et qu’un texte en ce sens sera soumis au Parlement dès la semaine prochaine. «Rien ne nous fera céder dans notre volonté de lutter contre le terrorisme et nous allons encore renforcer nos actions, en Syrie comme en Irak», a-t-il ajouté.

Les députés verts ne voteront pas la prolongation de l’état d’urgence

Etat d’urgence.

Les députés écolos ne devraient pas voter la prolongation de l’état d’urgence demandée par François Hollande après l’attentat de Nice, a prévenu le secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts (EE-LV), David Cormand. «Nous avions été très majoritairement favorables au premier état d’urgence [décrété après les attentats du 13 novembre, ndrl], il y avait nécessité de trouver très vite les auteurs des attentats. Mais on voit bien que repousser de trois mois, ça veut dire qu’on aura eu un an d’état d’urgence et hélas, on constate que l’état d’urgence ne permet pas d’empêcher le drame qu’on a vécu hier», a-t-il déclaré sur Sud Radio et Public Sénat. «Un état d’urgence pérenne met en danger ce qui est extrêmement précieux : nos libertés fondamentales. Celles et ceux qui commettent, commanditent ce type d’attentats s’attaquent également à ces grandes valeurs qui font notre République».

Nice.

Le Conseil de sécurité réuni autour de François Hollande a commencé à l’Elysée.

Assistent notamment à ce Conseil, autour du chef de l’Etat, le Premier ministre Manuel Valls, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian et le chef d’état-major des armées Pierre de Villiers. Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, qui s’est rendu à Nice peu après l’attentat, doit assister à ces débats par visio-conférence.

Coalition.

Le porte-parole de l’opération Inherent Resolve (OIR), cette opération militaire américaine menée dans le cadre de la coalition arabo-occidentale en Irak et en Syrie, a présenté ses condoléances au peuple français. «Nous nous tiendrons aux côtés de nos partenaires français pour vaincre Daesh», ajoute-t-il.

Les drapeaux en bernes à Paris

Vivre-ensemble.

Les drapeaux tricolores seront en bernes aujourd’hui sur les bâtiments publics de Paris, annonce Anne Hidalgo dans un communiqué. «S’il est trop tôt pour connaître les motivations de l’agresseur, l’ampleur de ce drame ravive en nous les terribles souvenirs du 13 novembre, il doit en cela appeler les mêmes réponses : intransigeance et fermeté à l’égard de ceux qui nous attaquent, mais aussi unité et vivre-ensemble pour nos populations», peut-on lire en conclusion du texte.

«L’Allemagne aux côtés de la France dans la lutte contre le terrorisme», annonce Merkel

Réaction.

La chancelière allemande Angela Merkel a exprimé ce matin sa solidarité avec la France dans la lutte contre le terrorisme après l’attaque de Nice. «L’Allemagne est aux côtés de la France dans la lutte contre le terrorisme», a-t-elle souligné à Oulan-Bator, en marge du 11e sommet Europe-Asie (Asem). «Les mots suffisent à peine pour dire ce qui nous unit à nos amis français», a-t-elle ajouté, évoquant sa «stupeur» après cette attaque.

Connectés.

Google a rendu gratuits les appels à l’international vers la France via ses services Hangouts, Google Voice et Project Fi (opérateur mobile sous format prépayé) «pour aider les gens à rester informés et connectés à leurs proches» après l’attaque de Nice.

Location.

Le camion qui a foncé hier soir dans la foule à Nice, tuant 84 personnes lors des célébrations du 14-Juillet, avait été loué «il y a quelques jours» en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, selon source policière de l’AFP.

Réaction.

«Les Belges sont solidaires de la France», affirme le compte Twitter officiel du Palais Royal de Belgique, pays touché le 22 mars dernier par des attentats, notamment à l’aéroport de Bruxelles.

Téléphone.

Rappelons que le Ministère de l’intérieur a mis en place deux numéros de téléphone dédiés à la suite de l’attaque de Nice : 01 43 17 56 46 pour l’information du public et 04 93 72 22 22 pour les proches des victimes.

Réaction.

«Au travers de Nice, de ses habitants, de ses touristes, c’est la France qui a été directement visée hier soir par le terrorisme islamiste», écrit Nicolas Sarkozy dans un communiqué.

Un appel aux donneurs de sang pour soigner les blessés de Nice

Solidarité.

Le Préfet du Var rappelle, dans un message relayé par la Gendarmerie nationale, l’importance de la mobilisation des donneurs de sang après la terrible attaque de Nice. A Nice, l’Etablissement français du sang (l’opérateur civil unique de la transfusion sanguine) ouvre à 9h30, mais l’effort n’est évidemment pas réservé qu’aux habitants de la zone concernée. Toutes les informations sur les modalités pour donner son sang sont trouvables sur un site officiel dédié.

Bilan.

Le bilan de l’attaque s’élève désormais à 84 morts, selon le ministère de l’Intérieur. 18 blessées sont toujours en situation d’«urgence absolue».

Attentat de Nice : l’ONU condamne une attaque «barbare et lâche»

Nations Unies.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a «condamné avec la plus grande fermeté l’attaque terroriste barbare et lâche» commise hier à Nice. Dans une déclaration unanime, les 15 pays membres du Conseil expriment «leur profonde sympathie et leurs condoléances» aux familles des victimes et au gouvernement français.

Ils réaffirment «que le terrorisme sous toutes ses formes représente une des plus graves menaces pour la paix et la sécurité internationales». «Tout acte de terrorisme est criminel et injustifiable», soulignent les 15 pays, qui réaffirment «la nécessité pour tous les Etats de combattre la menace terroriste par tous les moyens», dans le respect des lois internationales.

L’enquête.

L’AFP rapporte ce matin, citant des sources proches des enquêteurs, que le conducteur du camion a tiré à plusieurs reprises avec un pistolet avant d’être abattu par la police. Dans le camion auraient été retrouvées une «grenade inopérante» et des «armes longues factices».

Bernard Cazeneuve : «80 morts, et 18 personnes en “urgence absolue”»

Allocution.

Le ministre de l’Intérieur s’exprime depuis Nice, et évoque (…) «80 personnes décédés, 18 en urgence absolue, et de nombreuses personnes blessées». Il ajoute : «Un dispositif d’accompagnement psychologique a été mis en place à Nice (…), ajoutant : «J’ai décidé d’envoyer 70 personnels de police judiciaire pour qu’on puisse restituer les corps aux familles (…). Concernant les mesures de sécurité, il indique : «Nous rehaussons le plan Vigipirate dans le département en alerte attentat». Enfin, un point sur l’enquête à proprement parler : «L’identification du criminel est en cours. Il conviendra d’établir s’il a bénéficié ou non de complicités. (…)».

Au QG de crise : «On avait peur que ce soit comme à Paris»

Reportage.

(De notre correspondante sur place, Mathilde Frénois). Suzy n’arrivait pas à dormir. Alors elle s’est rendue au centre de crise basé au Cum (centre universitaire méditerranéen de Nice). «Je me sens horrifiée. Pas forcément pour moi mais pour mes enfants», dit elle en s’accrochant à la rubalise. Cette Nicoise de 65 ans a passé la soirée au Queeny, un bar qui fait face à la mer, parfait pour regarder le feu du 14 juillet. «Tout d’un coup on a vu un camion blanc venu de nulle part. Et des tirs, raconte-t-elle. On a tout laissé, mes affaires et mes lunettes et on a foncé au fond du restaurant». La suite, Suzy la raconte les larmes aux yeux. «On s’est entassés à l’étage. Avec des enfants, des femmes enceinte et un blessé. J’avais peur que ça soit comme à Paris». Suzy pense aux familles «détruites» et aux «personne disparues». Si la cette Nicoise de 65 ans n’arrivera pas «à dormir de la nuit» elle ne pense qu’à une chose : «rassurer ses proches».

Allocution.

A retenir notamment de cette intervention : le Président a clairement lié l’attaque de Nice au «terrorisme islamiste».

Hollande : l’état d’urgence prolongé de trois mois

Allocution.

«C’est toute la France qui est sous la menace du terrorisme islamiste. Alors dans ces circonstances, nous devons faire la démonstration d’une vigilance absolue et d’une détermination sans faille […] Nous devons réhausser encore notre niveau de protection. Aussi j’ai décidé, sur proposition du Premier ministre et avec les ministres concernés de la Défense comme de l’Intérieur, que nous allons maintenir à haut niveau l’opération Sentinelle, qui permet de mobiliser 10 000 militaires en plus des gendarmes et des pol.

J’ai également décidé de faire appel à la réserve opérationnelle, c’est-à-dire à tous ceux qui ont été à un moment sous les drapeaux ou dans les effectifs de la gendarmerie, pour venir soulager les effectifs de policiers et de gendarmes. Nous pourrons les déployer sur tous les lieux où nous aurons besoin d’eux et en particulier sur le contrôle des frontières.

Enfin j’ai décidé que l’état d’urgence, qui devait prendre fin le 26 juillet, serait prolongé de trois mois. Un projet de loi sera soumis au Parlement d’ici la semaine prochaine.

[…] Nous allons encore renforcer nos actions en Syrie et en Irak.»

Allocution.

«Nous ignorons s’il avait ou non des complices», poursuit le Président.

Allocution.

«L’horreur de nouveau vient de s’abattre sur la France, dit François Hollande. Nous déplorons à l’heure où je parle 77 victimes, dont plusieurs enfants.» Le Président parle d’une «attaque dont le caractère terroriste ne peut être nié».

Jean-Luc Mélenchon réagit sur son blog

Réaction.

«On aurait voulu que ce soit juste l’été et ses soirées dans la nuit douce. Juste un 14 juillet avec ses bals des pompiers et ses feux d’artifices, et aussi le bruit des choses simples. Et voilà le retour d’un de ces absurdes assassins, les cris et la mort. Maudit soit-il ! Alors on rentre en soi et laisse passer la vague d’émotion comme on a appris à le faire depuis qu’on a vécu toutes ces autres abominations». Sur son blog, le candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon a réagi après l’attaque sur la Promenade des Anglais, qui a fait au moins 77 morts.

Réaction après l'attaque au camion à Nice | Jean-Luc Mélenchon

Identité.

La police indique que des papiers d’identité au nom d’un Franco-Tunisien ont été retrouvés dans le camion. Nice-Matin affirmait déjà que l’auteur du carnage était un Niçois franco-tunisien de 31 ans.

Médias.

Deuil.

François Hollande va s’exprimer à 3h30

Rénion de crise.

François Hollande et Manuel Valls ont rejoint l’Elysée à 02H40 après avoir tenu une réunion de crise et s’être déjà entretenus au ministère de l’Intérieur sur l’attentat sanglant commis jeudi soir à Nice. Signe de la tension, le chef de l’Etat et le Premier ministre ont parcouru la cinquantaine de mètres qui séparent le ministère du Palais présidentiel à bord de deux véhicules entourés d’un important dispositif de sécurité. Le Président va s’exprimer à 3h30, a indiqué l’Elysée.

Identité.

Selon Nice-Matin, l’auteur de la tuerie sur la Promenade des Anglais est un Franco-Tunisien de 31 ans.

Le CFCM condamne «un attentat d’une gravité extrême»

Réaction.

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a condamné avec «la plus grande vigueur» l’attaque de Nice. «La France vient d’être touchée une nouvelle fois par un attentat d’une gravité extrême», déplore-t-il dans un communiqué, condamnant cette attaque «odieuse et abjecte qui vise notre pays le jour même de la Fête nationale qui célèbre les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité».

Il appelle les musulmans de France à prier vendredi «à la mémoire des victimes de cette attaque barbare».

Prom’.

Bilan.

L’ancien maire de Nice annonce un bilan s’élevant à 77 morts.

«Le conducteur avait de toute évidence structuré et prémédité son intervention»

Reportage.

[De notre correspondante à Nice, Mathilde Frénois] Comme des milliers de Niçois, à 22h30 ce jeudi 14 juillet, il était sur la promenade en train de regarder le feu d’artifice. Christian Estrosi a vu «la foule», entendu «les cris». Le président de la région Paca et premier adjoint au maire de Nice fait sa première déclaration depuis le QG de crise de Nice installé au Centre universitaire méditerranée (CUM). «Pour le moment, le bilan fait état de 73 décédés», indique-t-il à 2 heures. Sur le parvis de cette bâtisse qui fait face à la mer, plus de vingt personnes, toutes recherchent des proches. Une mère de famille en vacances sur la Côte d’Azur n’a plus vu sa fille de sept ans depuis la fin du feu d’artifice.

Face aux lits de camps alignés dans les grandes pièces du CUM, Christian Estrosi revient sur les faits : «Il s’agit d’un camion. Le conducteur avait de toute évidence structuré et prémédité son intervention. Il a fait des ravages avec son véhicule et son arme à feu par la fenêtre au moment de l’intervention des policiers.» Il n’en a pas vu plus sur les caméras de vidéosurveillance de la ville.

Il est 2h20. Les proches de disparus continuent d’affluer au centre de crise. Face à eux, la promenade est déserte, bouclée pour les investigations.

Nice : la solidarité s’organise sur les réseaux sociaux

#PortesOuvertesNice.

Peu après l’attaque, un hashtag a été lancé pour accueillir les personnes qui ne peuvent pas rentrer. Facebook a aussi activé le «safety check».

Nice : la solidarité s'organise sur les réseaux sociaux

L’hommage de la police d’Orlando aux victimes de Nice

«Cœur brisé».

La police d’Orlando, en Floride, a tenu à rendre hommage aux victimes de l’attaque de Nice. Le 12 juin dernier, la ville a été la cible d’un attentat provoquant la mort de 49 personnes, dans la boîte de nuit gay le Pulse.

Conseil de sécurité.

Hollande réunira un conseil restreint de sécurité et de défense à 9 heures, annonce l’Elysée.

Après l’attaque, les rumeurs

Confusion.

Prises d’otages dans des hôtels, incendie à Paris, faux avis de recherches : de nombreuses personnes ont partagé ou se sont interrogées sur des rumeurs circulant immédiatement après l’attaque de Nice.

(Photo AFP)

Nice : après l'attaque, les rumeurs

Barack Obama condamne «ce qui semble être un horrible attentat terroriste»

Réactions.

Le président des Etats-Unis s’est exprimé à la suite du drame à Nice. Il condamne «ce qui semble être un horrible attentat terroriste». «Nous devons nous tenir aux côtés de la France, notre plus vieille alliée», ajoute-il.

Carte.

Le camion a fauché des gens sur 2 km, sur la Promenade des Anglais.

Alerte attentat.

Plusieurs personnes critiquent le mauvais fonctionnement de l’appli d’alerte attentat du gouvernement, qui s’est déclenchée plusieurs heures après l’attaque.

Etats-Unis.

Le candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump annonce qu’il reporte l’annonce de son colistier, prévue demain matin à New York, en raison de «l’horrible attaque» qui a eu lieu à Nice.

Etats-Unis.

L’ambassadeur de France aux Etats-Unis a annulé le bal du 14 Juillet qui devait se tenir à l’ambassade de Washington.

Le Quai d’Orsay met en place une ligne d’aide aux victimes

Numéro d’urgence.

Le ministère des Affaires étrangères indique qu’une cellule d’aide aux victimes est opérationnelle.

Au moins 70 morts

Bilan.

Le procureur de Nice parle désormais d’au moins 70 morts, «un bilan encore très provisoire». Les victimes ont été fauchées par un camion qui a roulé dans la foule sur une distance de 2 km.

Cellule de crise.

François Hollande a regagné Paris peu après 1 heure pour rejoindre la cellule de crise établie au ministère de l’Intérieur.

Enquête.

La justice antiterroriste se saisit de l’enquête sur l’attaque de Nice. Aucune information sur les motivations de cette attaque n’est pour l’instant disponible.

Attaque de Nice : ce que l’on sait

L’essentiel.

On fait le point sur ce que l’on sait sur l’attaque de Nice par ici. (photo Reuters)

Attaque de Nice : ce que l'on sait

« Ce camion de la mort est passé à quelques mètres de moi.»

Témoignage.

Un journaliste de Nice-Matin qui se trouvait sur la Promenade des Anglais raconte sa soirée macabre. Il évoque la course du camion, la recherche des proches.

«J’ai vu des corps voler comme des quilles de bowling sur son passage. Entendu des bruits, des hurlements que je n’oublierai jamais. J’étais tétanisé. Je n’ai pas bougé. J’ai suivi ce corbillard des yeux. Autour de moi, c’était la panique. Les gens couraient, criaient, pleuraient. Alors, j’ai réalisé. Et j’ai couru avec eux.»

Nice.

«Le camion était chargé d’armes, il était chargé de grenades» a déclaré Christian Estrosi, le président de la région Paca en interview sur BFMTV. Il a précisé que l’acte était probablement prémédité.

«J’ai eu la peur de ma vie. J’ai vu des gens en sang»

Témoignage.

[De notre correspondante à Nice, Mathilde Frénois] «On était sur la Prom [la Promenade des Anglais, ndlr]. On a entendu des coups de feu et tout le monde a couru dans le même sens, s’essouffle Sandra en courant dans la direction opposée à la mer, peu de temps après l’attaque. On s’est engouffrés dans un hôtel et on a attendu. J’ai eu la peur de ma vie. J’ai vu des gens en sang.»

Sur la place Masséna, les militaires patrouillent. Et dans les rues adjacentes au périmètre de sécurité, ils bloquent les accès. Les forces spéciales bloquent chaque entrée, chaque appartement en hauteur, chaque passant.

A l’hôtel Aston, sur l’avenue Félix Faure, «on a ouvert la porte à plus de cinquante personnes paniquées. Elle vont sûrement y rester la nuit», affirme l’agent de sécurité qui se tient devant l’établissement.

A une heure du matin, le centre-ville est désert. Jonché de verres cassés que Niçois et touristes ont jeté à terre avant de partir se réfugier. Seules les voitures de secours et de sécurité convergent vers les lieux de l’attaque. Des scènes de guerre qui en rappellent d’autres : «On avait vu ça à la télé pour Paris. On est niçois et on n’y croit pas», tremble Sandra.

Médias.

Le Parisien a pu changer sa une et la consacrer à l’attaque de Nice.

Images.

Alors que des images circulent de corps étendus sur la Promenade des Anglais, le ministère de l’Intérieur demande à chacun d’éviter de propager des contenus choquants.

Plan blanc.

Le plan blanc, prévu dans les cas d’afflux soudain de nombreux blessés, a été déclenché après l’attaque qui a eu lieu pendant le feu d’artifice de Nice. Il implique la mise en alerte des hôpitaux, services d’urgence et du dispositif de santé publique. Il avait été activé dans les hôpitaux parisiens après le 13 Novembre.

EI.

Comme le souligne Romain Caillet, chercheur sur les questions islamistes, il n’y a pas de revendication officielle. Mais des sympathisants de l’Etat islamique se félicitent de l’attaque sur les réseaux sociaux.

Facebook active son bouton «Safety Check» à Nice

Réseaux sociaux.

Comme lors des attaques de Paris et de Bruxelles, le réseau social de Mark Zuckerberg a activé son bouton safety check, qui permet aux utilisateurs susceptibles de se trouver près de la promenade des Anglais de rassurer leurs proches.

Un hashtag pour demander ou proposer de l’aide

#PortesOuvertesNice.

Sur Twitter, le hashtag #PortesOuvertesNice a été lancé pour proposer d’accueillir des personnes présentes sur les lieux de l’attaque de Nice.

Etat d’urgence.

L’attaque criminelle de Nice intervient alors que François Hollande venait d’annoncer la fin prochaine de l’état d’urgence, instauré après les attentats du 13 Novembre. Celui-ci devait prendre fin à l’arrivée du Tour de France, le 26 juillet. «Cet état d’urgence, j’ai considéré qu’il fallait le prolonger jusqu’au moment où nous puissions être sûrs que la loi pouvait nous donner des moyens nous permettant de prévenir la menace terroriste avec efficacité» a déclaré le président de la République lors de son interview télévisée du 14 Juillet. Impossible de savoir s’il reviendra sur sa décision après les événements de la soirée à Nice.

Nice.

Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur se rend sur place à Nice, Manuel Valls est Place Beauvau, au ministère de l’Intérieur. François Hollande doit rejoindre la Place Beauvau dans la soirée.

Nice, foyer de radicalisation jihadiste

Terrorisme.

Alors que l’attaque qui a lieu sur la promenade des Anglais n’a pas encore été revendiquée, plusieurs médias rappellent que la ville des Alpes-Maritimes est un foyer de radicalisation important. L’un des plus gros contingents de jihadistes français en Irak et en Syrie vient en effet de Nice et de sa région. Le président de la région Paca Christian Estrosi avait d’ailleurs pris des mesures de sécurité exceptionnelles pendant l’Euro, avec notamment l’installation de portiques à l’entrée de la fan-zone, un dispositif unique pour les villes hôtes de la compétition.

Nice.

Le ministère de l’Intérieur appelle les gens à ne téléphoner qu’en cas d’urgence vitale, afin de ne pas encombrer les réseaux.

Hollande se rend à la celllule de crise

Nice.

Le président François Hollande, qui se trouvait à Avignon, rentre à Paris, où il se rendra directement à la cellule de crise mise en place au ministère de l’Intérieur, indique l’Elysée.

Bilan.

Selon une journaliste d’i-Télé, le parquet annonce un bilan d’une soixantaine de morts, causés par le camion sur la Promenade des Anglais.

Réactions.

David Lisnard, maire de Cannes, dit sa «profonde émotion et colère» et annonce la fin des festivités du 14 Juillet dans sa ville.

Rumeurs.

Sur Twitter, la gendarmerie nationale invite les internautes à ne pas propager de rumeurs et à ne pas diffuser de photos choquantes sur les réseaux sociaux après l’attaque à Nice.

«Un bilan très lourd» selon le sous-préfet des Alpes-Maritimes

Nice.

Sébastien Humbert, sous-préfet des Alpes-Maritimes, évoque sur BFM TV un bilan «très lourd», avec «des dizaines», probablement «une trentaine» de morts et peut-être une centaine de blessés. Il confirme qu’un camion a foncé sur la foule «sur une longue distance», ce qui explique le bilan extrêmement lourd. «Le chauffeur a été abattu», a-t-il ajouté, évoquant «une attaque criminelle».

Alerte.

La gendarmerie demande d’éviter le centre-ville pour ne pas gêner les secours.

Un camion fonce sur la foule à Nice, «des dizaines de morts» selon la mairie

Dernière minute.

Selon le mairie de Nice, un camion a foncé jeudi soir dans la foule sur la Promenade des Anglais pendant le feu d’artifice du 14 Juillet, faisant «des dizaines de morts». La préfecture des Alpes-Maritimes évoque quant à elle un attentat.

Un camion blanc a foncé sur la foule sur la Promenade des Anglais vers 22h30. Une heure plus tard, un important périmètre de sécurité était délimité à proximité, autour de la place Masséna.

Sorgente: L’EI revendique l’attentat de Nice – Libération